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Médecine générale

Sécurité des patients chroniques : comment éviter les erreurs de parcours de soins

À l'occasion de la Journée mondiale de la sécurité des patients, le site Health and Me consacre, mi-septembre 2026, son éditorial à la prévention des dommages dans les soins aux malades chroniques.

Sécurité des patients chroniques : comment éviter les erreurs de parcours de soins

Pour les patients suivis en centre pluridisciplinaire, le message se traduit par un impératif concret: vérifier la coordination entre prescripteurs, pharmaciens et plateformes de données qui structurent le parcours.

Trois angles convergents autour du parcours chronique

Le thème retenu cette année par Health and Me — « How To Prevent Harm In Chronic Disease Care » — met l'accent sur la prévention des événements indésirables dans les prises en charge de longue durée. Deux publications parues la même semaine prolongent la discussion sur des terrains spécifiques.

Selon pmg-ky3.com, l'assureur américain Humana publie une étude associant les services de coordination pharmaceutique à une amélioration des résultats de santé chez les patients atteints de cancer. Sans disposer du détail méthodologique, le rapprochement avec la Journée mondiale invite à considérer la pharmacie d'officine non plus comme un simple point de délivrance, mais comme un maillon actif de la chaîne de soins.

Dans un registre voisin, Health Data Management souligne la nécessité de faire converger données et systèmes d'information autour des patients atteints de maladie rénale chronique (MRC). Le sujet renvoie, dans son intitulé même, à un déficit d'interopérabilité qui fragmente encore le suivi entre néphrologue, médecin traitant et structures de dialyse.

Trois vérifications à effectuer par le patient

Pour un patient suivi pour une pathologie chronique — diabète, hypertension, polyarthrite, insuffisance rénale ou cardiaque — trois points de contrôle de routine acquièrent une dimension de sécurité:

1. La concordance des traitements. Avant chaque consultation ou renouvellement, demander au pharmacien ou au médecin un recoupement explicite des molécules prescrites par les différents spécialistes. Doublons, interactions et contre-indications restent la première source évitable d'événements indésirables.

2. La traçabilité des résultats biologiques. Exiger la transmission systématique des derniers bilans (créatinine, HbA1c, INR, bilan lipidique) à l'ensemble de l'équipe qui suit le patient. La convergence des données demeure, comme le relève Health Data Management, un point de fragilité reconnu.

3. L'identification d'un coordinateur. Dans un parcours mobilisant plusieurs prescripteurs, la désignation — écrite — d'un référent (médecin traitant, infirmier de coordination, pharmacien correspondant) réduit le risque de prescriptions orphelines.

Ce que la Journée change concrètement

L'événement n'a pas, en France, de portée réglementaire contraignante. Il sert néanmoins de rappel pour les établissements et les professionnels libéraux, qui y associent fréquemment des audits internes, des revues de morbidité-mortalité et des formations à la déclaration des événements indésirables.

Pour le patient, la conséquence pratique est directe: interroger, à chaque étape, la chaîne de coordination plutôt que de la subir. La sécurité en maladie chronique se construit moins par la multiplication des intervenants que par la lisibilité du parcours.